(Actualisé avec la réaction de Huawei)
WASHINGTON, 19 août (Reuters) - Le gouvernement américain a
prolongé les exemptions accordées au géant chinois des télécoms
Huawei HWT.UL , lui permettant d'acheter auprès d'entreprises
américaines le matériel indispensable pour continuer à fournir
ses clients, a déclaré lundi le secrétaire américain au
Commerce.
Wilbur Ross a toutefois annoncé l'ajout de 46 de ses
filiales sur une liste noire.
Le département du Commerce a annoncé dans un communiqué que
l'autorisation temporaire, qui devait expirer ce lundi, était
prolongée de 90 jours, jusqu'au 18 novembre, "afin de donner aux
consommateurs américains le temps nécessaire pour trouver des
alternatives aux produits Huawei, étant donné la menace
persistante (que le groupe représente) pour la sécurité
nationale et la politique étrangère."
"Alors que nous continuons d'encourager les consommateurs à
abandonner les produits Huawei, nous reconnaissons qu'il faut
plus de temps pour éviter des perturbations", a déclaré Wilbur
Ross dans le communiqué, confirmant ainsi les informations
Reuters publiées samedi.
Le secrétaire américain au Commerce a expliqué que le sursis
accordé à Huawei visait notamment à aider les entreprises de
télécommunication américaines situées en zone rurale qui
utilisent des équipements Huawei dans leurs réseaux.
"Nous leur donnons un peu plus de temps pour se sevrer", a
précisé Wilbur Ross plus tôt à Fox Business Network.
Huawei a déclaré dans un communiqué que cette extension
temporaire "ne change pas le fait que Huawei a été traité
injustement. La décision d'aujourd'hui n'aura aucun impact
important sur (ses) activités".
Wilbur Ross a par ailleurs annoncé l'ajout de 46 filiales de
Huawei sur une liste noire appelée "Liste des entités", les
contraignant à demander une dérogation pour acheter des pièces
et des composants électroniques aux firmes américaines, ce qui
porte à plus de 100 le nombre de filiales concernées par ses
restrictions.
La liste comprend des filiales de Huawei présentes en
Argentine, Australie, Biélorussie, Chine, Costa Rica, France,
Inde, Italie, Mexique et dans de nombreux autres pays.
Huawei a déclaré qu'elle s'opposait à la décision d'ajouter
46 filiales supplémentaires à la liste des entités. "Il est
clair que cette décision, prise à ce moment-là, est
politiquement motivée et n'a rien à voir avec la sécurité
nationale", a dit le groupe chinois.
A la question de savoir ce qu'il adviendra en novembre pour
les entreprises américaines, Wilbur Ross a fait savoir que "tout
le monde a reçu plusieurs avertissements, il y a eu de
nombreuses discussions avec le président."
En mai dernier, l'administration américaine est revenue sur
une partie des restrictions imposées au géant chinois, quelques
jours après la signature d'un décret interdisant aux entreprises
américaines d'utiliser du matériel de télécommunications
fabriqué par des sociétés présentant un risque pour la sécurité
nationale, une mesure visant particulièrement Huawei.
De nombreux fournisseurs américains de Huawei ont demandé
des licences spéciales les autorisant à vendre leurs produits à
la firme chinoise. Wilbur Ross a déclaré aux journalistes fin
juillet qu'il avait reçu une cinquantaine de demandes et qu'il
s'attendait à en recevoir davantage.
Sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei en 2018
pour l'achat de composants, environ 11 milliards de dollars sont
revenus à des sociétés américaines, dont Qualcomm QCOM.O ,
Intel INTC.O et Micron Technology MU.O .
(David Shepardson et Karen Freifeld, Laetitia Volga pour le
service français, édité par Jean-Philippe)
Washington prolonge de 90 jours les exemptions accordées à Huawei
information fournie par Reuters 19/08/2019 à 20:03
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